La neige qui tombe d’un coup

dans une seule étreinte avec le terricorps

l’attraction irrésistible du coeur à son manteau
de la roche à son lichen
de la tête à son chapeau
les formes qui s’épousent en union libre
dans le champ de succion invisible né de l’interstice dilaté

né du vide devenu trop important

l’attente parfois longue
d’une réponse, d’une étincelle quelconque
de son satellite humain
qui n’en finit plus de faire le tour du monde
sans jamais recroiser mon chemin

en attendant
je regarde
cherche peut-être
distraitement
dans le creux des arbres
le ciel de chaque jour
la poussière des rires dehors
les vagues de silence de ma chambre
les traces de ton passage