tu es loin

je te vois dans les sous-sols que je creuse

creux dans la destruction

vibration de la caverne

sons étouffés

des cris de squelettes

fumée sous mes tempes

le mystère des fois

où l’on croit

où l’on aime

tchin aux existences

qui se touchent

comme des fils électriques

la gratuité de la vie est un toast

à la coureté

les empreintes intarissables

l’amour qui se donne

léger comme l’air

nuage invisible

qui se laisse aborder

sans piétiner sa farouche indépendance