un peu à chaque jour
chaque jour pour
apprendre à aimer
apprivoiser la solitude
appréhender la mort

rien là-haut qui ne ressemble
à ma destinée

les possibilités épaississent ma trajectoire
la fardent de satellites bienheureux et tragiques
chair autour de l'os
l'impression de creuser le droit chemin
le bon, le sien
quelle chance
avant de donner sa place au suivant

la vie comme un pèlerinage inconscient vers la mort

faire son temps
se frayer passage à travers
le dense feuillage de toutes les questions
à travers une fulgurance invisible, anodine
se mordre la langue des
plus tard trop tard
rêver clandestinement d'immortalité
rien risquer à tout risquer
la lourdeur l'enjeu
tout n'est qu'éphémère
que vaut bien la prunelle de nos yeux