le vent en cascades
depuis lequel coulent
grises et filtrées à travers les branches
nuées d'histoires et de chansons
parsemées ici et là
évaporées
rengaillardies sur les flancs
des pierres sans âge
des fruits de la raison

de nouveau scintille
leur irrécupérable ephémérité
d'aussi loin qu'aucune mémoire
ne peut transmettre
sans plier les sourcils
ou ouvrir grand et grand les yeux
le visage
le corps posé en filet
de cette parole d'aucun langage
souffle inépuisables
colosse lunatique
qui pousse les nuages
en triant sur ses ficelles
comme si la vie un jeu
un casse-tête infini
un terrain d'inextricables hasards
de nécessaires énigmes
qui nous réunit tous dispersés
sous la pluie les toits
les étoiles
le doute
acculés à l'incertitude
berceau de l'art
dans une recherche intempestive
qui allège
distrait
ébahit
sous l'infinement loin clairon équivoque
et le ciel rieur