Ployé sous le poids de son propre dos
Les piliers de l’osstature pris au dépourvu
L’esprit chasse sa filature
Son corps abandonné
Son corps étrangesthétique
En visite d’autres
De plus robustes
De plus viables
De flexibles
De loin
Instinctivement se lève de son siège
Comme un soupir toboggan qui exulte à peine perceptiblement
La surprise cachée à la langue
Et à tout le reste
La panique rongeuse se joue avec délice
De la pensée de mourir sans avoir rien compris
C’est peut-être rien qu’un petit examen biannuel
Un check-up des freins et témoins sensoriels
Une visite de la mafia des idées noires de nihilistes illuminés
Le souffle salé et terreux de fantômes existentialistes
Un vent mystique prédicateur qui rugit vérité qui aboie fièvre de vivre qui cingle qui urge qui claque qui brasse pour un moyen temps de tempête

Petit à petit l’espace de la tête
se remplit se compacte se solidarise se synchronise
Le doute chauffe à blanc les maigres détails
qui font défaut qui font éclaboussure
sur les murs tantôt unis tantôt rayés tantôt griffonnés
de ma maison
Les souvenirs stroboscopes défilent spirales s’enroulent jusqu’à ma gorge
Entre étau et succion sur la matière de ses rêves
La mémoire devient un dynamo du présent
Et pendant que la conscience s’étouffe pendant son sommeil
La vue
sublime
au bord
du
bord
est
à
cou per
le souffle