développer une tolérance aux pires paroxysmes
la routine oxydante fait du bon ouvrage
le spectre du possible devient embué de cynisme
pendant que les marges s’effritent

et disparaissent

ils tombent dans la douleur autophage
paradoxale
comme tombent les modes de merdre
les coups de glace glamour
ils finissent sourdement
inlassablement
leurs verres sans goût ni fin
dans l’indifférence du plancher qui craque
des portes mal fermées
des fnêt’es kyouv’ pu

il est trop tard dans leur regard
au fond il y fait trop sombre
les années ont dévalé avec misère
mais jamais ils ne vous diront quels trous noirs ont avalé toute leur jeunesse

beaucoup de petits feux s’éteignent
incapables de produire plus de chaleur
au creux d’un âtre de fortune
recroquevillés infiniment sur eux-mêmes
jusqu’au dernier souffle
pour ne laisser qu’une traînée de fumée entachée
testamentaire
embarrassante
finir le voyage
seule
et loin de tout